A ssurance accidents de la vie

A ssurance accidents de la vie, Assurlance.fr

Les accidents de la vie courante sont des accidents qui ne sont ni des accidents de la circulation, ni des accidents du travail. En réalité, c’est un enjeu de santé public car il en survient plusieurs millions par an. Chaque année, 1 personne sur 10 est victime d’un accident de la vie courante.

Les accidents de la vie courante sont des accidents qui ne sont ni des accidents de la circulation, ni des accidents du travail. En réalité, c’est un enjeu de santé public car il en survient plusieurs millions par an. Chaque année, 1 personne sur 10 est victime d’un accident de la vie courante. Cela représente des millions de personnes, et pour certains d’entre eux cela se termine par un décès. On estime qu’il y a environ 20 000 décès chaque année par accidents de la vie courante, toutes tranches d’âges confondues, toutes circonstances confondues, et tous ces décès sont potentiellement évitables, par des actions adaptées de prévention, de réglementation, d’information, de formation. De ce point de vue là, on peut se dire que c’est un véritable enjeu de santé publique.

Quelles sont les populations concernées par les accidents de la vie ?

Les populations concernées, d’abord c’est tout le monde. On parle souvent des enfants, parce qu'il y a chaque année 250 décès d’enfants par accidents de la vie courante. Cela représente 5 décès par semaine et c’est absolument dramatique, sans compter qu’ils sont tous évitables. On parle aussi souvent des personnes âgées parce que sur les 20 000 décès annuels, 12 000 touchent les personnes de plus de 65 ans. Mais dans l’intervalle, toutes les tranches d’âges sont concernées. La chute d’une échelle, ce n’est pas une personne de 80 ans. C’est quelqu’un de 10, 20, 30, 40, 50 ans et qui tombe de son échelle. Les accidents de sport concernent plutôt les personnes jeunes ou les adultes jeunes. Donc en réalité, l’aspect multiforme des différents types d’accidents de la vie courante se double d’une approche par âge différente, mais tous les âges sont concernés. Cela ne se traite pas de la même manière du point de vue épidémiologique et du point de vue de la prévention, chez les enfants, les adolescents, les adultes jeunes, les adultes plus âgées, les personnes âgées...

Quel rôle joue la surveillance épidémiologique dans la prévention des accidents de la vie ?

Prenons l’exemple des noyades accidentelles. Nous faisons des enquêtes régulières estivales sur la survie de noyade accidentelle. Les années d’enquête, comme par exemple en 2016, nous comptons trouver environ 500 décès accidentels par noyade entre le 1er juin et le 30 septembre. Franchement, cela fait 500 de trop ! Les enquêtes sont très intéressantes car elles déterminent, elles indiquent et recommandent des actes de prévention. Chez les tout petits enfants, il y a toujours un défaut de surveillance des adultes autour. Soit les adultes n’étaient pas là, soit ils surveillaient mais de trop loin. Il ne faut pas surveiller, il faut surveiller de près. Nous recommandons « Baignez-vous avec vos enfants ». Donc dans l’immédiat, chez les tout petits, il s’agit de renforcer la surveillance de près auprès des enfants. Chez les adolescents et les adultes jeunes, il s’agit plutôt d’éviter des prises de risques inutiles et dangereuses : les concours d’apnée, les sauts en eau trop peu profonde, la nage loin du rivage ... On retrouve beaucoup de noyades qui sont le fait de comportements à risques.

Chez les gens plus âgés, au-delà de 45, 55, 65 ans, l’état physique joue souvent un rôle dans l’imputation de la noyade. Voilà quelqu’un qui a 66 ans, qui se baigne parce qu’il aime bien ça, comme il se baignait à 30 ans. Dans ce cas, voici ce que nous recommandons : continuez à vous baigner mais rentrez dans l’eau doucement, nagez plutôt là où vous avez pied et n’allez pas vous baigner après un repas très bien arrosé et 3 heures au soleil.

En effet, dans les enquêtes, on retrouve énormément de noyades sur un petit malaise de pas grand-chose, qui est survenu parce qu’il y a tout un ensemble d’éléments qui n’ont pas été respectés. Cela cible ainsi les messages de prévention de court terme. Et puis, il y a les messages de plus long terme. Parmi ceux-ci, apprendre le plus tôt possible et le mieux possible à nager aux enfants. Plus on sait nager tôt et mieux on sait nager, plus on a de chances d’éviter la noyade. Cela vaut pour tous les âges parce que mieux on sait nager, plus on a de chances d’éviter des situations à risque (météorologiques, risques inattendus, ...) qui peuvent conduire à la noyade.

La réglementation des piscines suffit-elle à limiter les noyades dans ces lieux ?

La réglementation des piscines, et plus particulièrement des piscines privées car les piscines publiques c’est autre chose puisqu’il y a un maitre-nageur sauveteur, la loi impose de mettre un équipement de protection. Mais il ne faut pas se tromper d’angle ! 80% des noyades surviennent quand les gens sont dans la piscine ! Quand ils sont dans la piscine, les équipements de protection de la piscine, par définition, ne jouent pas de rôle. Pour les noyades en piscine, les équipements de protection ne sont susceptibles de jouer un rôle que pour les 20% restant, à savoir les gens qui tombent dans la piscine alors qu’ils n’ont pas l’intention de s'y baigner. Il faut bien avoir la perception de ça. Ce n’est pas parce qu’il y a une barrière avec un portillon que quelqu’un qui est dans la piscine normalement est protégé contre la noyade. Ce n’est pas le sujet. Là ce qu’il le protège, c’est la surveillance rapprochée dans le cas d’un enfant, des équipements de protection individuels et le fait de bien savoir nager.

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